Mardi 23 mars 2017 Kalil-John Macé animait la conférence « La vie, une histoire d’amour… avec Soi ! ». Comment s’est-il préparé ? Comment a-t-il construit cette conférence ? Comment l’a-t-il imaginée ? Des moments de doutes, d’euphories, de stress, un concert de Madonna et finalement une magnifique conférence que nous vous partagerons bientôt, dans une vidéo. Retour sur la naissance de « La vie, une histoire d’amour…avec Soi ! » au travers du journal de bord de Kalil.

23 Février 2017 : J’aurai pu me la jouer « J’arrive, sans rien préparer car ma seule présence irradiera le public » ! Mais dans la réalité, c’est tout autre chose. On peut avoir donné plusieurs conférences, ça ne change rien – et ce sont les mêmes et sempiternelles questions qui tournent en boucle. Comment articuler au mieux la conférence ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire ? Comment débuter ? Comment m’accorder à mon public ? Comment l’emmener là où je souhaite aller ? Comment l’embarquer dans mon monde ? Quels messages je souhaite leur transmettre à la fin de mon intervention ? Hou, là, là, c’est là que je me rends compte que, malgré tout ,j’ai un trac fou. Et en même temps, ça va: ce n’est que dans un mois !

3 Mars 2017: J’ai tellement de choses à dire que je ne sais pas comment enchaîner sur la première partie de ma conférence. A trois semaines de ma conférence, je commence à répéter l’introduction plusieurs fois quand je suis en voiture – le trajet jusqu’au boulot me permet d’inventer toutes les intros possibles. Je bugle quand ça ne ressemble à rien, je chante, je ri de moi-même, et suis zen quand ça me semble plus construit…cool, je trouve l’intro ! Je change d’avis…non, ça ne va pas…mais il y a de l’idée…

8 mars – Jours J -15 : Je relativise. Je me dis « Ca va aller, tu connais ton sujet, laisse venir, tu n’as pas forcement besoin de préparer tout cela »… « C’est cooool, les vrais professionnels gèrent ! » – Tiens, n’est-ce pas une croyance ?

16 Mars : Jours J – 7 : Je peste . Non, non, non ! Tu ne gères rien du tout ! Situation de crise et simulation de la conférence dans mon salon, et ça va pas du tout ! Mer…dum! Qu’est-ce que je vais faire ? Bon y-a du taf. Et si je m’accompagnais de panneaux pour présenter mes idées, pour illustrer mon discours? Un point d’attache, une ancre visuelle. Direction l’ordinateur.
Le stress commence à tomber, j’ai enfin mon fil rouge. En même temps, ça ne sers à rien de stresser. Je ne suis pas Madonna à la veille d’un stade de France. Je me souviens d’un reportage où elle avait parlé de son stress et de ses crampes aux ventres avant de monter sur scène. Assez rêvassé ! J’ai une conférence à préparer, moi ! Soyons professionnel ! Ha, là,là, le stade de France, ça doit-être génial de chanter devant ces milliers de personnes. Je vais me repasser le DVD et je m’y met ! hihaaa !
Le visionnage du DVD se termine en chantant à tue tête dans le bureau, en mimant les chorégraphies et en sautant comme un dingue dans le bureau ! Les chats me regardent d’un œil torve ! Super bonne idée de se déchaîner comme ça quand on vient de manger un spaghetti bolo et qu’on s’est goinfré de Cent wafers…le mélange idéal. Peu après, je m’affale dans le canapé : « Je vais mourir ! ». Trop mal au bide, et c’est pas le moment de tomber malade ! Ma valeur plaisir a été satisfaite, question efficacité et performance, je peux mieux faire !

18 Mars – Jours J-5 : Au petit matin, trait de génie ! Tout se place dans ma tête ! Vite, je cours dans le salon et je m’exécute pour une répétition générale. 1H15 et 4 cafés plus tard, je viens de terminer ma conférence. Ca y est ! J’ai trouvé ! Tout devrait bien se passer. Bon, reste un problème, je n’ai toujours pas imprimé mes panneaux. De plus, je me dis que ça serait super d’avoir des cartes à tirer avant de commencer la conférence, des cartes qui reprennent quelques messages clefs de ma conférence….j’aime les petits messages, et j’aime jouer; autant s’amuser avec le public.

22 Mars – Jours J -2 : C’est la course ! J’ai imprimé mes panneaux, mes cartes sont prêtes, même si elles sont découpées comme un bourrin. Encore une fois, je vais refaire ma conférence devant mon meilleur public: mes chats ! Je cafouille parfois, je ne trouve pas mes mots…J’adresse vite un courriel à NLPNL Belgique afin de connaitre le nombre d’inscrits. Il sont 9. Je suis loin du Stade de France, mais, comme je n’arrête pas de le dire : Tout est parfait !

Si la vie est une histoire d’amour avec soi, alors je prends conscience qu’il n’y a pas de changement sans engagement, KJM

23 Mars – Jour J. 8h30 : Direction le coiffeur. Finalement, il ne peut me prendre avant 10 heures, car je n’ai pas réservé. J’en trouve un autre – en espérant qu’il ne me fasse pas ressembler à Su-Helen (l’alcoolique de Dallas, avec son brushing magique des années 80). Tout est sous contrôle. La journée va bien se passer: nouvelle coupe, conférence en tête. Tout est parfait. Je vérifie encore mon matériel : cartes de visite, panneaux, et la photo de KIKI BOUTON – le vieux caniche tout moche de Mamie confiture. Le rire, il n’y a rien de mieux.
23 Mars – Jour J. 19h15: J’y suis, ça y est. De 9 personnes on passe à plus de 30. A ma demande, la conférence sera filmée. Une équipe de choc. Madonna peut aller se rhabiller – ceci dit, ça fait 30 ans qu’on attend ça !
Quelques minutes avant de commencer, je m’isole. Et moi ? Me suis-je aimé ces derniers temps ? Me suis-aimé en préparant cette conférence ? Parfois, oui. Parfois, non. J’ai été confronté à des peurs, des doutes, des envies, des rêves. Mais j’ai appris à me découvrir encore un peu plus. Je me donne l’occasion de concrétiser le fruit d’un travail. Oui, c’est assurément de l’amour.
Voilà, tout le monde est présent, d’illustres inconnus, des amis, la famille de cœur. Etienne Dupont, président de NLPNL Belgique me présente. Ca y est, je commence : mes premiers mots, ma première phrase, mon premier paragraphe, ma première idée. Mon cerveau est en pilote automatique pendant 1h15. Je partage mon travail. Nous rions. Je parle de KIKI BOUTON.Mon cœur bat à 100 à l’heure pendant toute la conférence. Ce n’est pas par peur, c’est la joie, le plaisir, l’euphorie.

A la fin de ma conférence, aucunes questions, mais des sourires, puis un commentaire : « Vous êtes un très bon orateur ». Touché en plein cœur ! Qui pourrait dire que dans ma vie secrète, quand personne ne voit rien, je doute et suis confronté à dépasser ma zone de confort. Si je ne devais retenir qu’une seule chose de cette conférence, c’est ce compliment et ces sourires.
Arrivé chez moi, j’enregistre cette vidéo – un facebook live de remerciement.

24 Mars – jour J+1 : Le lendemain, ma boite à message facebook déborde de remerciements, de compliments, de demandes. « J’ai pris le parti de ne plus me mettre la pression », « C’est décidé, si la vie est une histoire d’amour avec soi, alors je vais plus respecter mon corps », « un grand merci, j’ai enfin quelques réponses », « Je suis sortie de la conférence en prenant enfin de nouvelles décisions pour m’aimer mieux » puis-je lire. WAW. C’est ça l’impact qu’on peut avoir sur les autres ? Je reste allongé dans mon lit et je me dis que de ma toute petit place, je peux continuer à œuvrer sur le chemin de l’amour de soi. Cette partie de moi qui me confronte à mes doutes, mes peurs – mon ombre s’estompe un peu plus. Je me sens plus “rempli”, plus vivant.

Si la vie est une histoire d’amour avec soi, alors je cesse de m’excuser d’être moi-même, KJM

Les slides de la conférence

Présentation de la conférence, “La Vie, une histoire d’amour…avec Soi“, par Kalil-John Macé