Il nous arrive d’être aveugles face aux évidences et nous sommes aussi aveugles face à notre aveuglement, Daniel Kahneman

Dan Ariely – professeur de psychologie et d’économie comportementale israélo-américain – examine la vérité derrière le mensonge dans le documentaire “(Dis)Honesty: The Truth About Lies” (disponible sur NetFlix). Pourquoi nous mentons ? Quand le faisons-nous ? Et de nos petites et grosses cachoteries, comment la société en pâtit ?

Dan-Ariely2La réalité est“, dit Ariely à un journaliste du New-York Times, “que nous sons tous le potentiel d’être mauvais.” Le projet, en partie, a été financé via Kickstarter – plateforme de crowdfunding – et sur laquelle Dan expliquait le pourquoi du projet: “A well functioning society relies on mutual trust. When public trust begins to erode, the regular order can fall apart. This project hopes to encourage greater understanding for human flaws and suggest ways we can all improve our behavior to strengthen the society we live in.

Le documentaire, extrêmement bien narré par Dan Ariely, met l’accent sur de véritables histoires de petits et de gros mensonges. Et pointe l’irrationalité du comportement humain. Et notre faux a-priori que nous contrôlons toutes nos décisions. Ariely parle d’illusions cognitives, ou d’illusions de choix.

Nous avons une telle conviction de mener notre propre barque, nous avons une telle impression de contrôle, et que nous faisons nos propres choix, qu’il nous est très difficile d’accepter l’idée que, en fait, nous n’avons que l’illusion de prendre une décision, au lieu d’en prendre une réellement.

Dans une conférence TED “Contrôlons-nous nos décisions?“, Dan Ariely concluait sa présentation par: “Lorsqu’il s’agit de construire le monde physique, nous comprenons à peu près nos limites. Nous construisons des marches. Et nous construisons ces choses que tous le monde ne sais pas réellement utiliser. Nous comprenons nos limites et nous construisons autour. Mais lorsqu’il s’agit du monde intellectuel, quand nous concevons des choses comme la sécurité sociale et la retraite et les marchés financiers, nous oublions l’idée que nous avons des limites. Je pense que, si nous comprenions nos limites cognitives de la même façons que nous comprenons nos limites physiques, même si elles ne sont pas aussi évidentes, nous pourrions construire un monde meilleur.

Par Fabien Salliou – Praticien en PNL